Design thinking pour mieux penser son management

Design Thinking : vers un management plus souple ?

De nombreux managers ont atteint cette position parce qu’ils sont reconnus comme experts ou possèdent une grande expérience technique. Mais il y a bien d’autres compétences dont le manager doit faire preuve parmi lesquelles la communication. Le manager doit en effet traduire la stratégie de façon claire et cohérente pour que ses équipes comprennent où aller et comment atteindre les objectifs. Il doit aussi savoir motiver. Pour cela, il doit stimuler l’engagement des salariés dans l’entreprise. Pour engager le salarié et lui permettre de construire du sens, la participation des employés aux évolutions de l’organisation, et plus largement à la vie de l’entreprise, est de plus en plus identifiée comme nécessaire. Par ailleurs, le travail contribuant, à notre époque, à l’épanouissement personnel, le manager doit aussi répondre à cette aspiration, reliée au besoin de bien-être au travail. Le rôle du manager s’étoffe donc, au point qu’il ne pourra bientôt plus assurer ces fonctions seul… à moins de les aborder tout autrement qu’il ne le faisait jusqu’à présent.

Les entreprises ont des organisations et des identités variées. Et les temps ne sont plus aux solutions uniques qui s’imposent à tous mais davantage à l’adaptation au contexte, à l’environnement. Voilà pourquoi la méthode Design Thinking est à même d’inspirer les managers. Apportant un cadre souple, le Design Thinking associe bienveillance et rigueur, tout en favorisant l’initiativesans perdre le cap de vue.
Examinons ici les éléments fondamentaux de la méthode.

Nourrir une volonté ferme

La pensée Design Thinking commence avec la volonté. Une volonté sincère de changer les façons de faire, d’ouvrir le champ des possibles. Cette volonté doit être ferme et tenir dans le temps pour permettre d’obtenir des résultats. Et surtout, elle doit intervenir en amont des constructions de stratégie, de la mise en place des processus. L’expérimentation se nourrit du neuf et ne peut pas émerger sur de l’hésitation, de l’à-peu-près, du doute. La volonté de se tourner vers le Design Thinking doit être complète.

Observer la réalité telle qu’elle est

Le Design Think pour créer de nouvelles idéesLe Design Thinking s’appuie sur l’observation de la réalité et non pas sur des idées préconçues. La méthode invite à voir les organisations, les utilisations, telles qu’elles se déploient réellement.
C’est pour cette raison que le Design Thinking est dit « centré sur l’homme », l’utilisateur ou celui qui fait, dans toutes ses dimensions corps, esprit et émotions. Par exemple, lorsqu’un client arrive dans un hôtel, quel est le moment culminant de son expérience : le moment de l’accueil ou celui où il peut se poser dans sa chambre ? En écho à toutes les évolutions qui s’observent dans la société, le sens est intimement lié à l’expérience.

Apprendre des erreurs

Le Design Thinking invite à reconsidérer la place de l’erreur en l’acceptant et l’intégrant dans la vie de l’entreprise. Elle devient un résultat comme un autre.
Au niveau individuel ou au niveau des organisations, la recherche de la perfection est souvent un frein à l’action, voire une excuse pour ne pas agir. La peur de l’échec peut aussi éliminer des voies d’action qui se seraient avérées fructueuses. Dans la logique du Design Thinking, l’erreur devient un événement capable d’enrichir la vie de l’entreprise car elle apporte aussi des enseignements.
Il ne s’agit pas de laisser l’erreur coûter cher à l’entreprise. Mais comme l’ouverture aux possibles intervient, comme nous l’avons vu plus haut, tôt en amont des processus, il est possible d’identifier l’erreur tôt et de cesser de creuser une idée qui s’avère mauvaise (certes, il est rarement facile de reconnaître qu’une idée est mauvaise). Finalement, ce rapport à l’erreur revient à adopter une posture d’amélioration continue.

Organiser le collectif

Le Design Thinking pour un management plus soupleLe Design Thinking, c’est la culture de l’esprit collaboratif. La rencontre de l’autre, par exemple en faisant se rencontrer et travailler ensemble des salariés qui ne le font pas habituellement, sera source de créativité, de nouvelles façons de penser. Il faut organiser ce collectif pour favoriser la productivité de ces rencontres.
Cette démarche rejoint celle d’observer la réalité, expliquée plus haut. Là, il s’agit aussi d’observer les équipes, comment elles fonctionnent, et comment les individus fonctionnent : il y a des esprits qui font naturellement preuve d’observation et d’écoute, d’appétence pour le travail en équipe, de goût pour le décalé ou de facilité à adopter d’autres façons de faire… Tous ces esprits peuvent constituer une ressource d’importance dans vos organisations, à valoriser, et peut-être aptes à devenir vos nouveaux managers.

Chargée de communication pendant 10 ans, mon univers se nourrit d’histoire de l’art, de nouvelles technologies, de patrimoine culturel et naturel.

J’accompagne toute entreprise, en quête de visibilité, quelle que soit sa taille, dans la mise en place d’une communication interne et/ou externe efficace.

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Viziya Communication – Laetitia Cochet

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